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Yves, on est là Les Montagnes enneigées nous regardent, muettes, Le Soleil se cache derrière un dernier nuage, Les fleurs découvrent, inquiètes, le Printemps, Les oiseaux colportent la nouvelle: Il se passe quelque chose de grave! Les noyers alignés n'osent frémir, Les avions tracent des lignes partout dans le ciel, Des Hommes pleurent et se souviennent, Le Temps est soudain suspendu: Oui, ce qui se passe est grave ! Nous avons perdu un être cher, Doux, drôle, plein de vie, Qui nourrissait tant de projets, Celui de vivre ... d'aimer ... de voler... Nos cours sont serrés, comprimés, Nos larmes affluent mais ne s'écoulent, Tellement ce sentiment d'injustice Ne peut quitter notre esprit. Yves, tu es et tu seras toujours pour nous Celui qui offrait généreusement son temps, Celui qui provoquait les sourires... et pas que des femmes, Celui qui partageait avec tous tant de bons moments. Notre perte est inestimable, nous le savons, La douleur tout autant. Mais penser à toi, nous donne l'énergie, Nous ferons parler les Montagnes! ... et elles raconteront qui tu étais, Yves Dobremez. Denis Mercier le 1/04/04 |