Samedi 4 avril, de nombreux pilotes et amis
sont venus se recueillir en l'église de Méribel Les Allues
une projection vidéo nous a montré des films de vol en montagne
pris par Xavier
Une collation offerte par l'aéroclub et l'AFPM nous a ensuite
réunis sur l'altiport
Nous avons évoqué les bons moments passés avec Danièle et Xavier.
Sa compagne Mireille nous a parlé de lui
Le jojo de Xavier était sorti du hangar.
Adam Shaw est venu en Cap 10 faire une boucle, comme un clin
d'oeil de nos deux amis du haut du ciel.
Médecin de formation, « mais ça n'a
jamais été franchement ma passion », colonel de réserve, baroudeur,
spécialiste des requins,
instructeur de pilotage et de voltige aérienne, moniteur de plongée,
parachutiste, Xavier Maniguet touche un peu à tout, pourvu que cela
roule, vole ou flotte.
La médecine lui a surtout ouvert des portes, « celles du monde
entier ».
Une opportunité de voyages qui lui fait connaître le monde du
renseignement et des agents secrets.
Un univers qu'il fréquente avec assiduité et sens patriotique
développé, « comme un bon petit soldat, jusqu'au bout »
évoque-t-il à de multiples reprises dans son ouvrage ( French
Bomber).
10 juillet 1987, une équipe de plongeurs envoyée par les services
secrets français fait exploser leRainbow Warrior.
Un photographe est tué. La discrète "Opération Satanic" devient une
affaire d'Etat.
(archives "les informations dieppoises)
La montagne: un univers
anti-stress
L'altitude est le royaume des espaces infinis, de
l'épanouissement sensoriel, et à ce titre le meilleur remède
contre le stress. L'oeil peut balayer d'immenses horizons sur
des secteurs très larges, sans retrouver pour autant
l'angoissante monotonie du désert. De nombreuses courbes
viennent rompre l'horizon sous toutes les inclinaisons
possibles,jusqu'à la verticale tandis que les rochers, les bois,
les vallées et les étendues de neige se succèdent jusqu'à
l'infini en un véritable patchwork de taches noires et
blanches. Le bleu du ciel est aussi foncé que le vert des
conifères, et s'il ne manque que le rouge à la palette du
peintre, il suffit d'attendre le soir ou l'aube pour apercevoir
des flamboiements extraordinaires.
Le vent ne
charrie pas d'odeurs, mais seulement des essences exacerbées par
la légèreté de l'air.
Les narines découvrent au printemps de nouvelles essences
vierges de tout mélange. En hiver, on sent l'ozone, en été, la
jusquiame, à l'automne l'humus des champignons.Les forêts sont
dispensatrices d'oxygène mais aussi d'ions négatifs, expliquant
la sensation de bien être qu'on y éprouve.Le musicien y trouvera
aussi son compte entre les battements de son cour qu'il entendra
sur les glaciers sans brise, et l'écho cristallin d'une chute de
pierre dans le lointain. Même le craquement sinistre de
l'avalanche (celle qui ne nous concerne pas) participe à
l'enchantement des lieux en guidant l'oil vers son énorme
panache.
En montagne, on vit par tous ses pores, jusqu'aux muqueuses irritées par les inhalations qui larmoient sous le vent, aux doigts qui collent au piolet dans la glace.
Je ne connais pas de milieu ou l'on sente mieux son corps.
Xavier Maniguet
Extrait de « la montagne et vous »













