AFPM
Association Française des Pilotes de Montagne
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La Montagne en "ULM Multiaxes"
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ULM Une hélice petit pas est recommandée. Pour la plupart des ULM qui peuvent régler le pas de leur hélice, il faut trouver un compromis entre le "grand pas voyage" et le "petit pas" décollage courts. Il convient de voler le plus léger possible. Avec l'altitude, les performances se dégradent rapidement. La motorisation a, bien sûr, aussi son importance. Un Rotax 912 peut vous emmener au-dessus du Mont-Blanc alors qu'un 503 vous traînera dans le fond des vallées. Pour les ULM dont les performances de décollage et d'atterrissage surclassent souvent la plupart des avions, se poser en altitude sur les altisurfaces ne doit poser que peu de problèmes, hormis ceux du pilotage en approche et à l'atterrissage. La visualisation des assiettes de vol et pentes de montée ou descente est la principale difficulté. Le pilote de plaine voit nettement la ligne d'horizon , la bonne assiette de vol est facile à repérer. En montagne : plus de repères. Les trajectoires de montée ou descente sont difficiles à apprécier. Il est courant qu'un
pilote en finale d'atterrissage sur altisurface soit en vol horizontal,
voire en montée, alors qu'il se croit établi sur un plan
de descente.
Par contre, les
accidents corporels les plus graves sont généralement le
fait des appareils en transit dans les Alpes et naviguant en conditions
météo médiocres.
Plus qu'ailleurs,
la règle d'or est de Au cours de l'entraînement
pour la qualification montagne, les pilotes "avion" reconnaissent bon nombre
d'altisurfaces. Chaque altisurface a ses caractéristiques
et ses pièges mais aussi ses repères à connaître
pour éviter les erreurs grossières.
Quelques heures aussi de navigation ne sont pas superflues pour apprendre à passer les cols de la bonne façon, garder les marges de hauteur et de distance par rapport au relief, s'engager dans une vallée étroite, ne pas se perdre. Au début, toutes les montagnes se ressemblent, apprécier son altitude n'est pas toujours évident avant d'aborder un massif. Et quand l'aérologie
s'en mêle, la promenade tranquille devient rodéo. Les
cols deviennent infranchissables. Sous le vent du relief, on se retrouve
plein pot en assiette de montée avec des varios totalement négatifs.
Un grand minimum
de formation est indispensable |
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AVIONS Vous avez compris que l'apprentissage montagne en avion se fait par étapes successives souvent laborieuses et toujours coûteuses, à moins de commencer directement l'entraînement par la qualification altisurfaces enneigées et GLACIERS qui permet aussi les atterrissages sur altiports et altisurfaces l'été. En ma qualité
de pilote avion membre de l' "AFPM" -Association Française
des Pilotes de Montagne", et pilote ULM convaincu,
j'ai demandé à mes collègues "avion" de prendre en
compte le mouvement ULM et les pratiquants du vol montagne.
Il est souhaitable que tous les pilotes ULM qui envisagent d'atterrir en montagne le fassent en respectant les règles élémentaires de sécurité. A savoir :s'entraîner avec un pilote confirmé avant d'aborder non seulement des sites délicats mais aussi ceux qui semblent faciles. Les accidents;de pilotes avions sont nombreux, bien qu'ils soient expérimentés et évoluant dans un cadre réglementé. Si nous, pilotes ULM, multiplions les accidents en montagne, nous risquons de voir cette activité réglementée par une DNC contraignante. Les pilotes de l'AFPM peuvent apporter le soutien technique indispensable. Il ne faut pas croire que la capacité de nos machines à se poser court nous mette à l'abri des problèmes, les causes d'accidents sont dans l'appréciation globale d'une situation de vol. La meilleure façon d'acquérir une expérience de pilote de montagne pourrait être de commencer par s'entraîner, en double commande, à l'ALPE-D'HUEZ. C'est l'altiport dont les caractéristiques de pente sont les plus représentatives pour acquérir la visualisation et le dosage de la puissance, de l'arrondi jusqu'à l'arrivée sur la plateforme pratiquement plein gaz. On est à l'atterrissage dans la configuration décollage en plaine Que dit la règlementation? 1) l'arrêté du 12 juillet 1963 réglemente le vol en montagne en France. Cet arrêté ne prévoit pas l'utilisation des altisurfaces par les ULM et pour cause (en 1963 ... ) ; 2) l'arrêté du 13 mars 1986 fixe les conditions dans lesquelles les ULM peuvent atterrir ou décoller ailleurs que sur un aérodrome. C'est le premier texte officiel reconnaissant l'existence des ULM. 3) l'arrêté du 24 juillet 1991 (modifié le 12 juillet 1993) relatif aux conditions d'utilisation des aéronefs civils en aviation générale, précise que la définition des avions englobe aussi les ULM. Il n'existe à l'heure actuelle aucun texte relatif à l'utilisation des altiports, altisurfaces et glaciers par les ULM, pendulaires, 3 axes ou paramoleurs. Un vide juridique existe dans la limite du respect des arrêtés ci-dessus. Les ULM peuvent-ils
utiliser les glaciers, altisurfaces et altiports ?
Les pilotes doivent-ils
être titulaires de la qualification "montagne" ?
Les pilotes ULM
peuvent-ils se poser en montagne ailleurs que sur une altisurface ?
Toutes les altisurfaces ou glaciers sont répertoriés. Voir les "AIP" (documents disponibles dans tous les bureaux de piste) ainsi que 2 guides : Alpes et Pyrénées, qui décrivent de façon très complète la quasi-totalité des altisurtaces. (le guide du pilote en montagne, éditions Cépaduès). Autre point réglementaire : l'homologation des skis. Contrairement à ce que beaucoup croient, "tout système" non prévu par le constructeur doit faire l'objet d'un additif au dossier technique déposé auprès du SFACT. Concernant les skis rétractables en vol de mon Coyote, j'ai établi un dossier technique avec rapport d'essais et consignes de vol que les Avions Rans ont fait eux-mêmes homologuer. Dans ce cas, ce type de skis est validé pour tous les Coyote II français. Pour les essais, une immatriculation provisoire est à demander à la Direction de l'Aviation Civile (DAC) de votre région, laquelle enregistrera ensuite votre dossier de modification. Si vous ne passez pas par le constructeur, cette homologation ne concernera que votre appareil. Il est à noter malheureusement que certaines DAC trop "administratives" demandent non pas le dossier de modification mais aussi la totalité du dossier constructeur qu'il n'est normalement pas nécessaire de fournir puisqu'il est déjà enregistré sous un numéro qui figure sur votre carte d'identification. Enfin, n'oubliez
pas qu'en montagne la fréquence obligatoire
est 130.0 à utiliser au voisinage de
tous les sites en auto-information (sauf altiports qui ont chacun
leur fréquence), qu'il y a des circuits d'évolution à
respecter, nous sommes quelquefois plusieurs à tourner en entraînement,
et qu'il ne faut jamais survoler les parcs
nationaux à moins de 1000 m et les parc régionaux à
moins de 300 m.
publication "VOL MOTEUR" N° 132 - 1996 -texte et photos:jp Ebrard |