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Chers
ami(e)s pilotes de montagne,
- Je
m'adresse à vous tous avec gravité en espérant
que vous comprendrez mon « coup de gueule » comme
une sorte d'avertisseur de décrochage nous invitant tous,
et rapidement, à changer d'attitude.
- Notre
sport, notre passion, sont en danger par notre propre comportement.
- J'étais
fier, ces dernières années, de vous annoncer des
ouvertures de pistes, obtenues parfois après de longues
négociations et pas mal d'efforts.
Jugez de mon découragement
de devoir désormais déployer des efforts tout
aussi grands pour éviter des fermetures qui se profilent
en grande partie à cause de nous
- En
un an, 4 pistes viennent de fermer:
St
Français Longchamp, Col de Baccus,
Nossage, Lus la Croix Haute. Fatalité?
signe des temps? non, je dirais plutôt égoïsme
et inconscience.
- Nos
pistes ne sont pas des « kleenex » que l'on peut
jeter après usage,
il nous faut avoir constamment à
l'esprit que nos collègues, et je dirais surtout nos
successeurs, voudraient bien continuer à pouvoir les
utiliser.
- Dans
ces conditions, est il bien raisonnable:
De
tourner à plusieurs sur une même plate forme signalée
comme sensible aux nuisances, avec de préférence
des avions dépourvus de silencieux ? De
traiter par le mépris une croix sur la piste, et d'y
faire 5 tours de piste successifs? D'atterrir
sur une piste en cours d'ouverture, et bien entendu avant que
cette ouverture ne soit officialisée? Qu'un
avion, pourtant avec instructeur fasse 10 atterrissages successifs
sur la même plate forme ? De
survoler allègrement les villages en tour de piste ? De
confondre atterrissage et labourage sur piste grasse ?
Je
pourrais continuer cette triste litanie.
- Mais
il y a pire.
Trop
d'accidents récents démontrent, si on en analyse
objectivement les causes, au mieux un excès de confiance,
au pire une grande inconscience et un non respect de la réglementation.
- Il
nous faut d'urgence nous remettre en question au lieu de tenter
de nous défausser sur un état de piste, au risque
d'inciter nos assureurs
à mettre en cause la responsabilité
du propriétaire, avec les conséquences désastreuses
que vous imaginez. Si nous continuons ainsi, non seulement nous
aurons de plus en plus de mal à nous assurer à
des tarifs qui ne soient pas prohibitifs, mais le problème
sera réglé car nous ne trouverons plus de piste
où exercer nos « talents ».
- Gardons
à l'esprit que même les grands sauriens ont disparu,
nous sommes plus fragiles qu'eux,
soyons raisonnables, prudents
et responsables si nous ne voulons pas être la dernière
génération des pilotes de montagne.
- La
réaction salutaire à laquelle je vous invite aujourd'hui
n'est pas au dessus de vos capacités, il nous suffit,
tous ensemble, de ne pas nous affranchir des règles que
nous avons pour la plupart édictées,
et auxquelles
nous avons tous un jour adhéré.
- Je
vous en remercie d'avance au nom de notre communauté.
NoëI
GENET Président
de I'ASVM Retour
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